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lundi 24 mars 2014

ÉLECTIONS À DATE FIXE: JE REPRENDS UN VIEUX BLOGUE

Le 9 novembre 2012, j'écrivais le texte suivant. Pour mémoire et compte tenu de la façon dont Madame Marois a déclenché l'élection du 7 avril prochain au mépris de sa propre loi,  je crois utile de remettre ce texte en ligne, ici.

PROJET DE LOI 3 : À LA POUBELLE, VITE  !!!

Avez-vous pris le temps de lire le projet de loi 3, du ministre Drainville, sur les élections à date fixe ? Vous pouvez le faire ici. Il y a seulement six articles, et c’est d’un vide sidéral. Comme manque d’imagination, c’est réussi. Ce projet de loi in-si-gni-fiant (au sens de : qui ne signifie rien) est une insulte à l’intelligence des Québécois et Québécoises.

Il se contente de fixer les élections au quatrième lundi de septembre à tous les quatre ans. Il donne au directeur général des élections la latitude pour repousser cette journée d’une semaine «s’il constate que le jour du scrutin déterminé conformément au deuxième alinéa de l’article 129 ne concorde pas avec les exigences de la situation, notamment parce qu’il coïncide avec la tenue d’une autre élection. » Et c’est tout.

Aucune pénalité (comme l’inhabilité à siéger) pour quiconque qui, à l’avenir, déciderait de ne pas respecter cette loi. Aucune considération sur l’idée de voter le dimanche plutôt que le lundi, pour sacrer la paix au réseau scolaire avec les élections tenues un jour de semaine, alors que ce même gouvernement impose des élections le dimanche aux villes et commissions scolaires. Aucune idée de faire de cette journée une « multi-élection » où les Québécois et Québécoises, dans l’urne, voteraient à la même occasion pour leur député, leur maire, leur conseiller municipal et leur commissaire scolaire. Non. Le ministre et son gouvernement croient que les Québécois n’en sont pas capables, qu’ils ne peuvent pas mâcher de la gomme et marcher en même temps. Aucune préoccupation pour l’atteinte de la majorité absolue pour tous les députés suite à un second tour, si nécessaire.

Ce projet de loi démontre une effrayante absence de réflexion de la part de ce gouvernement; il ne constitue qu’une décoration de vitrine (« window dressing ») et il ne veut rien dire. Ce projet de loi est méprisant, puisqu’il prend les citoyens pour des cons.

Mais surtout, plus gravement, il est le fruit d’une complète absence de réflexion pour le bien commun démocratique des citoyens de cette province. Il mérite tout simplement la poubelle. Vraiment, qui veut faire l’ange fait la bête.

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C'est souvent utile de ne pas jeter ses vieux textes... et de rafraîchir nos mémoires !

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samedi 22 février 2014

GASPILLER NOTRE ARGENT...

Nous sommes au seuil d'une (autre) campagne électorale, qui sera décidée par la seule première ministre Pauline Marois. Sans qu'on s'en émeuve, elle va commettre un abus de pouvoir, et la plante verte, qu'on appelle aussi notre lieutenant-gouverneur, va obtempérer obséquieusement à la demande de Madame Marois de dissoudre le Parlement.

Madame Marois va faire cela sans tenir compte de la Loi sur les élections à date fixe adoptée par son gouvernement il n'y a pas deux ans. Et elle va le faire impunément: la loi sur les élections à date fixe ne comporte aucune sanction pour quiconque la violerait. Cette loi ne vaut donc pas le papier sur lequel elle est imprimée, et elle demeure un voeu pieux hypocrite. 

Si cette loi prévoyait l'inhabilité à siéger durant deux mandats successifs pour tout parlementaire qui la violerait de façon délibérée - je vise ici la personne qui est premier ministre, on pourrait la prendre au sérieux. Mais non, cette loi, c'est de la poudre aux yeux politicienne du plus bas étage.

Si notre lieutenant-gouverneur se redécouvrait une colonne vertébrale et ayant reçu la démission du gouvernement minoritaire de Madame Marois, il décidait, comme le prévoit la constitution et les usages parlementaires, d'offrir au chef du deuxième parti comptant le plus grand nombre de députés, de tenter de former à son tour un gouvernement, nous épargnerions les dizaines de millions de dollars que coûtera l'élection hâtive qui s'en vient.

Cette solution n'est pas très excitante pour les médias et pour l'industrie de l'information instantanée, mais elle générerait moins de cynisme populaire additionnel envers toute la classe politique. Il est temps de songer à reconstruire petit à petit le respect perdu des citoyens pour les hommes et femmes politiques et pour les institutions qui les gouvernent. Pour cela, il n'y a pas de petits gestes.

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