Je ne savais pas que Le Devoir était
un journal d'humour. À preuve, ce matin, ce titre : « Sera-t-il possible
d’aller voir Céline à Paris sans vider sa tirelire? »
Sont drôles, les gens du Devoir. Ça fait longtemps que Céliiiiiiiiiine Dion (prononcer Deonnn) a laissé derrière elle le menu fretin, la plèbe, bref le peuple qui, malgré tout, continue de lui vouer un culte quasi sacré. Pour aller voir Céline à Paris, faut y aller en avion, le pire moyen de transport jamais inventé.
Au moins six heures de vie perdues dans une boîte à sardine, à respirer l'air des autres. Ensuite, si on réussit à sortir de Charles-de-Gaulle, faut se rendre à Paris, où les chambres d'hôtels les moins chères sont largement au-dessus du prix des chambres de motel à Charlemagne, PQ.
Si on a mis la main sur une paire de
billets (grâce à une troisième hypothèque sur le condo de Laval), faut aller au
spectacle en priant que la voix de la chanteuse tienne le coup jusqu'à la fin.
Ensuite, faut revenir à la maison. Tous ça, mes amis, ça coûte des bidous,
beauuuuuuuuuuuuuucoup de bidous.
Alors, pour répondre au Devoir, oui,
il faut non seulement vider sa tirelire, mais emprunter pour aller voir la
vieille vedette essayer de relancer sa carrière.
Bon. Je retourne me coucher.
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